SERGEI CHEPIK
Site officiel du peintre d'origine russe Sergei Chepik (Serge
Tchépik)
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SERGEI CHEPIK, peintre franco-russe est depuis plus de dix ans salué par la presse comme « l'un des plus grands peintres vivants de la Russie », comme un « visionnaire fulgurant » et comme « l'un des artistes majeurs de notre époque ».
Présent dans les plus grandes collections anglo-saxonnes et américaines, cet artiste « inclassable » qui a peint le portrait de Rudolf Noureev et de Margaret Thatcher, et qui a réalisé pour la Cathédrale Saint-Paul de Londres La Voie, la Vérité, la Vie , quatre immenses toiles inaugurées en janvier 2005, vit et travaille depuis 1988 à Paris.
La Maison des Morts , son chef d'oeuvre interdit d'exposition en URSS qui a décidé de son exil volontaire en France, a reçu en 1988 le grand prix du Salon d'Automne. L'année suivante, l'Arbre reçoit le prix de la Ville de Monaco. En 1990, la première exposition rétrospective de Chepik à Londres, à la Roy Miles Gallery, connaît un succès inouï. Le Daily Telegraph titre « Un unknown Russian genius comes to light » et Margaret Thatcher, alors Premier ministre, reçoit Chepik au Parlement. Depuis lors, Chepik a exposé chaque année à Londres, à la Roy Miles Gallery et, depuis 1997, à la Catto Gallery, mais aussi à Paris, où il a pu présenter une rétrospective en 2004 à l'Espace Pierre Cardin.
Né à Kiev en 1953, d'un père artiste-peintre et d'une mère sculpteur, élevé dans une famille respectueuse des traditions et valeurs de la Russie d'avant 1917, Chepik a commencé la peinture à cinq ans. Admis à la prestigieuse Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, il en sort brillamment diplômé en 1978 et travaille aussitôt à ses premières oeuvres en sillonnant la Russie et en se perfectionnant dans la classe de l'académicien Mylnikov, élève d'Igor Grabar. De ses longues années d'apprentissage auprès de maîtres libéraux et exigeants, Chepik garde le culte du professionnalisme, le goût de l'excellence et le respect de l'héritage artistique des siècles passés.
Rompu à toutes les techniques, de l'aquarelle à l'huile en passant par l'eau-forte, la céramique et la sculpture, maîtrisant tous les genres, du portrait où il excelle à la composition qui a sa préférence, en passant par le paysage, la nature morte et la scène de genre, aimant se mesurer aux grands maîtres qu'il admire plutôt que de céder à la tentation facile de la table rase, résolument figuratif et déplorant la subjectivité débridée et l'amateurisme qui ont conduit selon lui l'art occidental contemporain à une impasse, Chepik est de ces artistes scrupuleux et exigeants pour qui l'art est un métier difficile qui ne s'improvise pas, mais requiert, outre talent et imagination, travail , patience et volonté.
Ses thèmes sont extrêmement variés, mais composent un univers particulier immédiatement reconnaissable. Il y a bien sûr les vastes compositions historiosophiques sur la Russie où Chepik ne cesse, toile après toile, de s'interroger sur le destin tragique de son pays natal. Il y a la peinture religieuse monumentale qui occupe une place privilégiée chez cet artiste chrétien orthodoxe. Mais il y a aussi les thèmes nés depuis son exil en France, de sa vie quotidienneà Montmartre et de ses nombreux voyages à travers l'Europe: Paris et les gargouilles de Notre-Dame, Venise et son carnaval, Séville et ses processions religieuses, Arles et ses corridas, le cirque de toujours, et le monde du spectacle, rings de boxe ou coulisses de cabaret.
Copyright, 2006, Marie-Aude ALBERT
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